Drinky möbel
Il y a deux mois, des amis qui s’installaient en collocation m’ont chargée de leur dégoter un meuble bar. Selon leur demande, j’ai cherché un meuble qui soit fonctionnel, ni trop grand ni trop petit, avec des rangements adaptés aux dimensions des verres et bouteilles qu’ils voulaient ranger. J’ai trouvé un meuble des années 60 qui répondait parfaitement à ces critères. Ce meuble était en parfait état, à tel point que j’aurais pu le laisser comme il était.
Par contre, je trouvais qu’il n’avait pas beaucoup de style comme ça : l’essence du bois n’est pas exceptionnelle et le vernis lui donnait un côté très basique que je voulais dynamiser. Mon idée était surtout de créer un style relativement masculin pour ce meuble. Pour cela, j’ai choisi une peinture acrylique noire pour l’extérieur et un bleu-gris ardoise pour l’intérieur. J’ai obtenu le bleu-gris en mélangeant deux fonds de pots de peinture noire et gris foncé (celle utilisée pour le fauteuil baroque, le meuble néo-rétro, le siège de bureau et les objets de cuisine). Par chance, la couleur que j’ai obtenue était celle que je désirais créer ! J’ai, par la même occasion, réussi à vider ce pot de gris qui ne désemplissait pas.
S’en sont suivies les étapes habituelles de nettoyage, ponçage, dépoussiérage et mise en peinture. Après avoir appliqué la peinture noire, j’ai trouvé le design du meuble trop linéaire et fade à mon goût. Il fallait ajouter de la couleur, des formes… d’où mon idées d’écrire le mot « BAR » pour combler le vide sur la grande porte de droite. J’ai choisi de le peindre de la même couleur que l’intérieur du meuble. Comme pour les objets de cuisine, j’ai cherché une police d’écriture sympa que j’ai reproduite à main levée sur le meuble.
J’ai décidé de l’appeler le drinky möbel, je trouvais que ça lui allait bien. A la demande d’Arnaud, je l’ai même daté et signé à l’arrière : « Drinky möbel, Charlottises 2010, pièce unique ».
Et voilà !
Les étapes en photo, cliquez pour agrandir
Meuble neo-retro
Un jour que je flânais dans les allées d’Emmaüs (comme d’habitude
), je suis tombée sur ce meuble à chaussures original: un meuble typique des années 70 de par ses formes et ses pieds
(en plus du plaquage qui lui donne ce côté kitch).

La plupart du temps (et ça a été le cas ici), c’est le meuble lui-même qui m’inspire sa rénovation: la forme détermine en général le style que je vais lui donner. J’ai eu envie de le rajeunir avec des bandes asymétriques : une espèce de couleur prune que j’ai obtenue par mélange contraste avec le gris foncé (encore du gris me direz-vous ? Oui je sais, mais j’essaye de vider le pot de peinture !). L’intérieur est peint en gris tourterelle (même peinture que la première couche du fauteuil baroque).
Je n’avais pas de peinture acrylique spéciale boiserie de couleur prune (et pas envie d’acheter un pot exprès pour cette petite zone à peindre): j’ai donc utilisé de la peinture acrylique pour peindre sur toile. Ce n’est pas la meilleure chose, la couleur n’est pas uniforme et je doute de la résistance de la peinture sur le long terme. Pas grave, je pense que j’aurai envie de changer la couleur avant qu’elle n’ait le temps de s’altérer
Les grandes étapes du retapage:
- dépoussiérage et lessivage
- ponçage
- enlevage des serrures et rebouchage des trous à la pâte à bois
- traçage des rayures au crayon
- posage du scotch de masquage
- découpage d’une planche de médium pour l’étagère
- peinturlurage
J’avais acheté un lot de poignées genre inox brossé à IKEA: je trouve qu’elles font quand même plus modernes que les serrures qui semblaient perdues au milieu des larges portes du meuble.
Au final, le coût total de l’opération me revient à:
- 8€ pour le meuble
- environ 4€ pour les poignées
- quelques euros pour ces pots de peinture grise qui ne sont toujours pas vides !
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Je dédie cet article à Sarah avec qui j’étais à Emmaüs le jour de l’achat du meuble (et qui a assisté à la rénovation en avant première
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Les étapes en photo (cliquez pour agrandir)





































